Politique

Lundi 17 décembre 2007
Il est venu une semaine, a bien visiter, marchander...  kadhafo.jpg
Après avoir été négocié avec lui pour libérer les infirmières bulgares, Sarko défend Kadhafi en trouvant respectueux de tendre la main à "des pays vers la bonne voie...". Même les infirmières ont alors décalé leur venue en France à la semaine prochaine "pour ne pas croiser leur assassin".
Visite pour le moins imposante. Possibilité de culture différente ou égo gonflé à bloc. Kadhafi veut planter sa tente à l'hôtel, Kadhafi veut visiter le Louvre in Private, Kadhafi prend le bateau mouche alone !

En ce qui me concerne, semaine des droits de l'homme ou non... recevoir cet homme ne me ravie pas et qu'importe la date à laquelle il met les pieds dans le pays. Rama Yade, secrétaire au Droits de l'Homme de plus en plus populaire clame haut et fort que la France "n'est pas un paillasson sur lequel un dirigeant, terroriste ou non, peut venir s'essuyer les pieds du sang de ses forfaits". Mais qui a comme par enchantement changé d'avis après une petite visite chez notre cher président.
Une venue à un but plutôt contesté... puisque la récolte est simplement une promesse de signatures de contrats pouvant aller jusqu'à créer 30.000 emplois. Mais doit-on faire confiance aux promesses du roi du terrorisme ?

Et comme Sarkozy commencait à ne plus trop avancer dans sa vie telle les livres de Martine, la suite reprend:
- Sarko en Chine
- Sarko à Alger
- Sarko reçoit le baiser de la mort lybien
- Sarko étouffe sa baisse dans les sondage avec sa nouvelle chérie

Et vive la france... patrie libre menée par le bout du nez par le pétrole et le gaz
Par Aurélie
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Dimanche 16 décembre 2007

Le président Sarkozy, omniprésent sur la scène publique française, se livre un exercice de style qui nous semble inédit. Or, il y a une cinquantaine d’année, deux hommes ont participé à bouleverser la politique française. Ces deux politiques ont été à l’origine de deux changements majeurs, cependant tout deux furent synonymes d’échec. En sera-t-il de même pour notre président qui mène lui aussi, une politique reprenant ces deux grands axes ?

 

 

 

Le général de Gaulle, fondateur du gaullisme, reconnu encore aujourd’hui par son charisme et son éloquence est l’un des instigateurs d’une nouvelle politique et de nouveaux moyens de mise en œuvre. Il a créé le RPF, afin de lutter contre le régime des partis de la IVème république ; de plus, tout le monde connaît son élocution à Alger en 1958, « Je vous ai compris » ; les excès de personnalité sont tout aussi connus, par exemple lors de la politique de la chaise vide de 1965 à 1966.

 

Cet homme, lors de son mandat, encouragé par son charisme était omniprésent sur la scène politique française. Il a forgé l’image d’une France forte, qui outrepassait ces points faibles pour toujours être mis en avant. La France n’avait plus comme emblème son drapeau, ni sa Tour Eiffel mais la silhouette d’un leader politique. Or, cet excès de charisme, fut l’une des premières motivations à l’écarter du devant de la scène. Après son départ, les sondages d’opinion publique de mai 1969, montraient que 51% des français étaient favorable à une rupture par rapport au général, ainsi que 31% qui attendait un changement fondamental notamment vis-à-vis de l’excès de popularité de ce dernier. La ressemblance, entre Charles de Gaulle et Nicolas Sarkozy est trop flagrante pour ne pas être soulignée. Notre président abat-il ses cartes trop rapidement ? N’a-t-il pas peur de se confronter à l’histoire en défiant tous ces prédécesseurs ? Ce qui est sûr c’est qu’à travers ces actes il dévoile sa confiance en lui, mais surtout son assurance face à l’histoire.

 

Un deuxième parallèle peut-être fait avec le successeur du général de Gaulle, Georges Pompidou. Fidèle à la doctrine du gaullisme, ce dernier a créé un gouvernement d’ouverture, au delà des partis, en incluant des Mendésistes, un syndicaliste chrétien socialiste (Jaques Delors). Cet infléchissement par la gauche du gouvernement, nous rappelle instinctivement la situation actuelle ; l’intégration au gouvernement de Bernard Kouchner, mais aussi la probable insertion de Jack Lang. Par le passé, cette ouverture ne fut pas un succès, car en Juin 1972, trois ans après la mise en place de ce gouvernement, le premier ministre fut remercié. Le président revint à un gouvernement plus traditionnel, composé de ministres de droite. Est-ce que le scenario actuel rencontrera un succès similaire à celui de Georges Pompidou ? Les divergences entre les ministres et le président sont déjà présentes, mais sont-elles déjà assez vives pour procédez à une restructuration du gouvernement, tel que Pompidou l’a fait ?

 

 

 

Il est évident, que la politique menée, ces derniers temps, par le président est semblable à celle conduite par deux de ces illustres prédécesseurs. Les conséquences, cependant, furent différentes pour chacun d’eux. Nicolas Sarkozy suivra t-il une de ces deux voies, ou s’appropriera-t-il sa propre destinée ?

 

 

 
Une chose est sûre, la France espère…

 

Par Antoine
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