Dimanche 16 décembre 2007 7 16 /12 /Déc /2007 11:22

Le président Sarkozy, omniprésent sur la scène publique française, se livre un exercice de style qui nous semble inédit. Or, il y a une cinquantaine d’année, deux hommes ont participé à bouleverser la politique française. Ces deux politiques ont été à l’origine de deux changements majeurs, cependant tout deux furent synonymes d’échec. En sera-t-il de même pour notre président qui mène lui aussi, une politique reprenant ces deux grands axes ?

 

 

 

Le général de Gaulle, fondateur du gaullisme, reconnu encore aujourd’hui par son charisme et son éloquence est l’un des instigateurs d’une nouvelle politique et de nouveaux moyens de mise en œuvre. Il a créé le RPF, afin de lutter contre le régime des partis de la IVème république ; de plus, tout le monde connaît son élocution à Alger en 1958, « Je vous ai compris » ; les excès de personnalité sont tout aussi connus, par exemple lors de la politique de la chaise vide de 1965 à 1966.

 

Cet homme, lors de son mandat, encouragé par son charisme était omniprésent sur la scène politique française. Il a forgé l’image d’une France forte, qui outrepassait ces points faibles pour toujours être mis en avant. La France n’avait plus comme emblème son drapeau, ni sa Tour Eiffel mais la silhouette d’un leader politique. Or, cet excès de charisme, fut l’une des premières motivations à l’écarter du devant de la scène. Après son départ, les sondages d’opinion publique de mai 1969, montraient que 51% des français étaient favorable à une rupture par rapport au général, ainsi que 31% qui attendait un changement fondamental notamment vis-à-vis de l’excès de popularité de ce dernier. La ressemblance, entre Charles de Gaulle et Nicolas Sarkozy est trop flagrante pour ne pas être soulignée. Notre président abat-il ses cartes trop rapidement ? N’a-t-il pas peur de se confronter à l’histoire en défiant tous ces prédécesseurs ? Ce qui est sûr c’est qu’à travers ces actes il dévoile sa confiance en lui, mais surtout son assurance face à l’histoire.

 

Un deuxième parallèle peut-être fait avec le successeur du général de Gaulle, Georges Pompidou. Fidèle à la doctrine du gaullisme, ce dernier a créé un gouvernement d’ouverture, au delà des partis, en incluant des Mendésistes, un syndicaliste chrétien socialiste (Jaques Delors). Cet infléchissement par la gauche du gouvernement, nous rappelle instinctivement la situation actuelle ; l’intégration au gouvernement de Bernard Kouchner, mais aussi la probable insertion de Jack Lang. Par le passé, cette ouverture ne fut pas un succès, car en Juin 1972, trois ans après la mise en place de ce gouvernement, le premier ministre fut remercié. Le président revint à un gouvernement plus traditionnel, composé de ministres de droite. Est-ce que le scenario actuel rencontrera un succès similaire à celui de Georges Pompidou ? Les divergences entre les ministres et le président sont déjà présentes, mais sont-elles déjà assez vives pour procédez à une restructuration du gouvernement, tel que Pompidou l’a fait ?

 

 

 

Il est évident, que la politique menée, ces derniers temps, par le président est semblable à celle conduite par deux de ces illustres prédécesseurs. Les conséquences, cependant, furent différentes pour chacun d’eux. Nicolas Sarkozy suivra t-il une de ces deux voies, ou s’appropriera-t-il sa propre destinée ?

 

 

 
Une chose est sûre, la France espère…

 

Par Antoine - Publié dans : Politique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil

Présentation

Recherche

Catégories

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus